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IMG_0786Froggy’s delight

Auteur, comédien et musicien, Aurélien Nevers présente avec « Le labyrinthe des visionnaires » une partition qui ne répond pas aux critères classiques du spectacle théâtral en ce qu’elle s’apparente davantage à la conférence, par son sujet, et à la causerie vulgarisatrice, telle qu’elle existait dans les salons proustiens, par sa forme.

En effet, il invite à suivre les liaisons inattendues et les itinéraires croisés entre les arts et les sciences à raison des réflexions de visionnaires, que sont certains artistes et de savants, que sont certains chercheurs, qui explorent, chacun à sa manière, les champs de réflexion sur les thèmes intemporels et universels qui fascinent et questionnent l’homme.

Cette balade métaphysique résultant d’associations d’idées et de carambolages érudits autour, et entre autres, de l’univers, du temps, du rêve, du hasard et du transhumanisme, et d’immersions dans les mathématiques, la mécanique quantique et les neuro-sciences comme dans la littérature, la peinture et la musique, se déroule selon un parcours conçu comme un labyrinthe de déambulation atypique.

Déclinaison hybridée du labyrinthe à culs-de-sac et du labyrinthe unicursal, dans lequel le ricochet se substituant à l’impasse, il nécessite un fil d’Ariane, rôle que remplit l’officiant, dans une optique toutefois symétrique à celle du mythe antique car il ne s’agit pas tant d’en trouver la sortie que de parvenir à son centre recelant la réponse au mystère ultime.

De Gérard de Nerval et sa pré-science du trou noir à la madeleine de Proust, de la mécanique quantique à la mémoire de l’eau, d’Albert Einstein à Stephen Hawking Hawkins en passant par les chats, du chat noir de Edgar Poe au chat de Schrödinger et, bien sûr le sourire du chat du Weshire de Lewis Carroll, Aurélien Nevers, avec le ton juste du conteur passionné, conquiert l’auditoire devant lequel s’étend les champs du savoir et s’ouvrent des mondes parallèles au ciel parsemé d’étoiles.

Une très belle et intelligente proposition.

M.M.

 

Les Inrocks

17 Mai 2013: une équipe de chercheurs, dans l’Oregon (USA), réussit le premier clonage humain.
Choisir d’être cloné, c’est s’offrir une gamme complète d’organes parfaitement compatibles, évidemment… Mais le clone, lui, qu’en pense-t-il? D’abord, est-ce-que ça pense, un clone? On dit “ça” ou “il”, d’ailleurs?
Quoi qu’il en soit, une banque d’organe, c’est comme toutes les banques: ça peut être attaqué.

Ecriture d’une pièce de théâtre, “Immortel”, reçue dans une salle du 20ème arrondissement pour trente représentations; bon accueil critique, la pièce est reprogrammée deux mois plus tard.
Quelques mois plus tard, une nouveau texte, “Irène des neiges”, est retenu par un jury littéraire, d’où représentation au théâtre Jean Dame.
Suivront quelques court-métrages, parfois récompensés en festivals (ex: Prix du scénario lors du MFF 2009).
Un recueil de nouvelles “Décalage vers le rouge” paraît en 2010
En 2011, sortie d’un premier roman, “Mise au point sur l’infini” (voir “Publications”).
Aujourd’hui, un nouveau bouquin est en chantier, un roman…
Parallèlement, écriture et présentation d’une conférence-spectacle “Visionnaires; artistes et chercheurs, associations d’idées”: première à Crans-Montana (Suisse) le 14 Mars.

 

Canal Blog

Si je devais vous le résumer en quelques mots, je vous dirais que ce livre est époustouflant, bluffant, flippant, original, psychologique, poétique. Des personnages uniques et haut en couleur, qui ne peuvent pas vous laisser indifférent.
C’est déjà pas mal non?
Si vous commencez à le lire, vous ne pourrez vous empêcher de continuer à tourner les pages.
Je n’ai, jusque maintenant, jamais lu un livre qui se rapproche de près ni de loin à celui-ci. Pourtant j’en ai déjà lu quelques centaines en presque 38 ans de vie.
Aurélien Nevers a su se construire son univers propre, unique, ce qui fait ce petit plus qui nous donne envie de découvrir plus en profondeur cet univers. Dans certains romans, on peut voir l’influence d’autres ouvrages ou auteurs, ici je n’y ai rien vu de semblable.
Si je devais citer un auteur auquel je pense en ce moment même, pour cet univers ben à lui également, il s’agirait de Stephen King. Bien que je n’aime pas trop faire de comparaison entre les auteurs que je lis, c’est le premier qui me vienne à l’esprit si je dois vous en citer un dont l’univers est lui aussi bien « délimité ». Si on lit un Stephen King, même sans le savoir, on y reconnaît la plume de l’auteur.
Eh bien pour Aurélien Nevers, je peux vous dire que sa plume particulière fera sans conteste parler de lui.
Un livre, et un auteur à découvrir sans attendre et surtout sans hésitations.

 

La Terrasse

Aurélien Nevers, seul en scène, fait irruption dans la salle avec ses histoires louches, ses bouts de vie et ses personnages de série B, qu’il décline en 12 tableaux comme autant d’énigmes et de trajectoires. C’est donc presque naturellement que l’acteur nous entraîne dans son univers riche et bizarre où s’accumulent les destins, les fantasmes et les intrigues. A travers la mise-en-scène sobre et efficace d’Isabelle Rhodes, les parcours s’organisent ainsi entre anecdotes et courtes scènes pour raconter dans l’urgence et réduire à l’essentiel des bribes d’existence pas tristes. Passant du plus banal au plus fantastique, l’homme se découvre avec ses vertiges, ses faiblesses, sa solitude et ses contradictions, là où le mal-vivre et la mort rôdent et reviennent sans cesse comme une obsession. Alternant drame, panique et légèreté, Aurélien Nevers parvient avec quelques accessoires, une voix off, et le très envoûtant thème musical de Valérien Neereus, à donner à ce spectacle une forte impression d’étrangeté que soulignent un cynisme et un humour (noir) omniprésent. Entre décadence et bon sens, clins d’oeil et rebondissement, Aurélien Nevers cultive avec décontraction un style espiègle, inattendu, mélancolique parfois, qui témoigne avec des mots simples et précis des fractures nerveuses de quelques « immortels ».

Valérie Librati

 

3615 Paris

De très beaux textes d’ Aurélien Nevers, dits avec sobriété: un auteur à découvrir. Chacun est concerné, chacun les comprend, puisqu’ils parlent d’amour, de jalousie, de la vie quoi! Simple et efficace.

Frédéric Aïm

 

La Critique du Public

« Immortel » est composé de la succession de douze tableaux qui sont tous en prise directe avec la mort, ou avec son approche.
Les personnages évoqués avec talent par Aurélien Nevers ont une caractéristique commune: ils sont tous au-delà de la norme et se trouvent plongés dans des situations extrêmes. Etrange et lugubre, la pièce grince d’un humour noir qui nous fait peu à peu basculer dans un monde de plus en plus morbide. Les saynètes s’enchaînent et nous font cheminer de surprise en surprise, égarée en l’absence de frontières délimitées entre sagesse et folie, vie et mort.
Construites sur le principe de la nouvelle fantastique, elles nous tiennent en haleine et la chute nous laisse chaque fois dans l’angoisse et le silence.
Dans cette ambiance très particulière, l’auteur-acteur parvient à garder son humour salutaire et accomplit, seul sous nos yeux, une réelle performance. Le décor qui l’entoure est créé uniquement par le jeu de lumières qui passe de l’éclairage d’une bougie à la lumière blanche et forte du projecteur. On peut même dire que ces variations donnent la réplique à l’artiste. Quelques instants d’obscurité ponctuent la fin de chaque histoire: contraste entre lumière du jour et nuit absolue, éternelle. L’atmosphère surnaturelle est entretenue par la musique martelante et incisive qui ponctue la pièce, nous donne le vertige, tel un leitmotiv en forme de marche funèbre.
L’écriture d’ Aurélien Nevers s’interroge avec poésie sur la violence, la mort, l’au-delà et l’immortalité, et, malgré le pessimisme des thèmes, on ne sent pas tout-à-fait abattu et accablé.
Le sentiment qui fait profiter de chaque instant de la vie donne une note d’espoir. Ainsi, cette pièce est comme une invitation à la réflexion et incite à la dédramatisation de la mort.

 

Le journal Français de St Petersbourg

A bout de souffle
Quand l’acteur surgit, et menace le public de son arme, quand le théâtre nous fait son polar, on se croirait presque au cinéma. « Immortel », pièce pour un acteur seul, jouée par l’auteur, nous convie en direct à une course-poursuite: douze personnages s’évadent de la rubrique des faits-divers et basculent, pour un soir, sur le plateau de tournage.
Les plans-séquences s’évanouissent comme la fumée qui se dissipe. Que restera-t-il après leur passage? Une porte entrebâillée sur le royaume des ombres, une envoûtante musique qui pourrait bien nous rappeler certaines histoires de Lovecraft.
Mais l’originalité de ce théâtre vient aussi de l’itinéraire particulier d’ Aurélien Nevers. Après avoir débuté dans la course automobile, il joue pour la première fois dans une adaptation pour le théâtre d’un film de Fellini, « La Strada », puis tour à tour journaliste, chanteur, musicien de rock, il aime se définir comme un homme libre, qui se laisse porter par les vagues.
« Immortel », composé d’amoureux, d’acrobates, de démons, de scientifiques fous, de poètes, reflète à merveille son incroyable amour de la vie, sa fascination étrange pour la mort.
Mais pourquoi parler de la mort? C’est parce que, selon lui, les brise-glace, ceux qui doivent briser les tabous, s’enfoncer dans le noir, devraient être les artistes…

Marilyne Fournier

 

Paris-Plus
A froid, on décomposerait. On louerait d’abord l’auteur, comme il se doit, on se déclarerait formidablement séduit par la richesse de son univers. Car la pièce nous conduit, au hasard des scènes distinctes qui la composent, du fantastique à la Edgar Poe (« La cage », hallucinante confession ) au roman le plus noir (troublants jumeaux, et ce « Tueur » fascinant…) en passant par la science-fiction la plus pure (« Programme Marilyn », fabuleuse prophétie ), et il faudrait évoquer les étranges destinées de ce funambule ou de cette inimaginable Rock-Star, et les comportements inattendus de ce physicien agressif ou de ce terroriste déchaîné… On soulignerait la magie du style, aéré, sobre souvent, lyrique parfois, et toujours extraordinairement efficace. Un auteur, quoi. Enfin.
Mais tout ne serait pas dit. « Immortel », pièce pour un acteur seul, rayonne par la grâce de son interprète, le craquantissimme Aurélien Nevers, mi-Prince Charmant, mi-voyou, qui illumine la scène de sa beauté racée et de son magnétisme. Déplacements félins, regards tendres ou rebelles, et inoubliable allure d’ange déchu…
Difficile aussi de ne pas noter la rigueur, et le rythme de la mise-en-scène d’Isabelle Rhodes, alternant idées fortes ( Ah, le début… En pleine gueule, oui…), et ambiances hyperréalistes, façon cinéma. Impossible de résister à la splendide étrangeté des décors signés Jean-Luc Bordier, et à l’envoûtant thème musical de Valérien Neereus, obsédant leitmotiv qui relie toutes les scènes.
Mais qui pourrait parler froidement d’ »Immortel », et l’émotion s’analyse-t-elle toujours? Il arrive parfois, rarement, qu’un spectacle représente davantage que la somme des talents qui le composent. Tel est « Immortel », dont les dernières minutes, prodigieuses, vous transporteront…
Si le temps est un filtre, « Immortel » restera longtemps, très longtemps. D’ailleurs, avec un tel titre…

Isabelle Deniau

 

« Immortelle soirée »
C’est parfois dans les petits théâtres de quartier que l’on rencontre les grands talents. Au théâtre de la Maison Bleue, c’est Aurélien Nevers que l’on peut découvrir dans « Immortel », pièce qu’il a lui même composée. Un spectacle qui a toutes les chances de séduire le public.
La mise-en-scène d’Isabelle Rhodes s’applique en permanence à souligner le lyrisme et le talent de Aurélien Nevers, tout en suivant le mot d’ordre: sobriété.
Aurélien Nevers apparaît comme un artiste d’exception: auteur, il comble toute attente dramaturgique. La pureté, la simplicité du texte servent la complexité de l’homme, de ses doutes, de ses désirs, de son rapport avec la mort.
Proche des contes de Maupassant, ou du monde fantastique d’Edgar Poe, il joue avec les concepts, et brise les limites du théâtre, pour nous faire vivre toute une série d’émotions. Ainsi, pendant un peu plus d’une heure, on vit avec lui une douzaine de tableaux dans lesquels il se révèle, se confie, ment peut-être?
Qui est-il, ce héros? Pourquoi erre-t-il d’une scène à l’autre sans mobile apparent? Immortalité, ou allusions aux drames contemporains?
Les différentes scènes semblent simplement unies par l’idée de mort; on peut jouer avec elle, la provoquer, elle peut vous surprendre…
On sort du spectacle grandi, imprégné des mots, troublé par la cruauté du sort du héros, écrasé par son destin. Hanté par la musique, splendide et lugubre, de Valérien Neereus; on est alors tout proche de l’idéal rêvé par Artaud, une extrême activation sensorielle.
« Immortel » est un véritable cadeau que Aurélien Nevers nous offre; il faut en saisir chaque richesse, tout en se laissant porter par la poésie brutale, la performance et le charme très physique de l’acteur.

Carole Mathieu

 

Ciné-Paris
Un équilibriste, un tueur à gages, un musicien… « Immortel » met en scène une succession de douze portraits incarnés par Aurélien Nevers, également auteur.
Douze individus au destin souvent tragique, ou du moins fortement imprégnés par l’idée de la mort. Et s’ils n’étaient qu’une seule et même personne, à chaque fois réincarnée? A vous d’en décider.
L’auteur, lui, vous laissera recourir à votre imagination. Loin des grandes salles parisiennes où les comédiens n’apparaissent trop souvent qu’en médaillon, le théâtre de la Maison Bleue est infiniment plus humain.
Dans cette ambiance conviviale, le comédien n’hésite pas s’asseoir et jouer à vos côtés, créant ainsi une proximité qui fera de vous un confident.